Après le succès du cartoon Mickey perd la tête sorti en 1995, Disney
souhaite capitaliser de nouveau sur ses personnages historiques. Et quoi de
mieux pour cela que de proposer de nouvelles aventures mises au goût du jour
afin de capter l'attention des nouvelles générations ? Dans cette optique, le
média de diffusion est d'ailleurs changé : exit les salles de cinéma, les stars
légendaires du studio investissent désormais le petit écran !
Un vaste chantier de production est donc engagé et de nombreux cartoons
sortent des chaines de montages. Ils se rangent en trois catégories différentes.
D'abord, il y a des gags dont la durée n'excèdent pas plus de deux minutes et se
basent sur la réaction d'un personnage dans une situation bien précise. Ils sont
tous créés sur la même dynamique. Par exemple, dans Dingolympic, Dingo
initie le public à la pratique des sports de l'extrême ; dans Pluto, Va
Chercher !, Pluto s'évertue à ramener le journal à Mickey ; et dans
Donald s'Éclate, Donald tente de désamorcer une bombe.
Ensuite, arrivent les cartoons tournant autour d'un personnage. D'une durée de
six à sept minutes, ils se rapprochent dans leur construction de leurs ainés
produits pour le cinéma. Ils mettent à l'affiche Mickey, Donald, et Dingo, ou
même les trois à la fois sans oublier Minnie, Donald Dingue et Pluto.
Enfin, le dernier type couvre des histoires plus longues, d'une douzaine de
minutes, adaptant un récit classique comme Casse-Noisette ou Le Tour
du Monde en 80 Jours.

Tous les cartoons sont ensuite montés les uns à la suite des autres pour
former un ensemble d'une durée de vingt minutes. Au total, trente épisodes sont
agglomérés bien que seulement vingt-cinq possèdent, en réalité, de la matière
inédite, les cinq autres étant des rediffusions de ces cartoons "nouvelle
génération" mais déjà diffusés au préalablement. La série débute donc le 1er mai
1999 sur ABC sous le titre de Mickey Mania (Mickey Mouse Works en
V.O.). Elle s'étale sur trois saisons et se termine le 6 janvier 2001.
Pour la promouvoir, quatre de ses court-métrages animés, tous issus de la
catégorie des gags, sont projetés au cinéma en avant-programme d'un
long-métrage.
Après Dingolympic : Le Roller Agressif sur
Rampe, le second est Dingolympic : Le Paracycle, proposé en première
partie de Mon Ami Joe du label Walt
Disney Pictures.
Essayant de surfer sur le succès des How to, le cartoon montre Dingo
s'initiant à un sport de l'extrême. Si la joie de retrouver le personnage dans
de nouvelles péripéties est bien présente, le format du dessin animé est bien
trop court pour lui permettre d'exprimer correctement son évident potentiel.
Comme son prédécesseur Dingolympic : Le
Roller Agressif sur Rampe, Dingolympic : Le Paracycle laisse une
désagréable sensation d'inachevé.