Pixar
a pris l'habitude louable de toujours coupler la sortie d'un nouveau
long-métrage avec un court. Pour accompagner le chef d'œuvre WALL•E,
le studio de Luxo Jr a donc choisi, cette fois-ci,
Presto dont la qualité est à la hauteur du film qu'il précède lors
des séances au cinéma.
Le cartoon est signé de Doug Sweetland. Si l'animateur a travaillé sur la
quasi totalité des Pixar y compris le court-métrage Saute-Mouton,
c'est sa première œuvre en qualité de réalisateur. Il s'est attaché à
construire l'histoire en faisant naitre un antagonisme entre deux
personnages habituellement appelés à être fusionnels. Si les toons et décors
lorgnent, pour leurs apparences, du côté de
Ratatouille, le rythme, lui, s'approche plutôt des Tom & Jerry et Looney Tunes de la meilleure époque.

Rappelant également l'ambiance des vieux Donald et Tic & Tac, Presto,
à l'exemple du
(Le) Petit-Déjeuner est Servi,
pose rapidement le débat. L'adorable petit lapin veut simplement la carotte
que son magicien de patron a tout bonnement oublié de lui donner. Et pour
cela, "gentil lapinou" se transforme en un être déterminé, sans foi ni loi,
prêt à tout pour obtenir son dû. S'en suit alors une panoplie de gags
visuels tous plus hilarants les uns que les autres, basés sur l'ustensile,
symbole de tout magicien, le chapeau. L'affrontement entre l'artiste et son
faire valoir aux grandes oreilles devient vite grandiose quand il apparait
que le public de la salle de spectacle, ignorant tout de ce qui se trame en
coulisses, prend pour argent comptant le désastre qui se déroule sous ses
yeux.
Cartoon hilarant aux personnages fort sympathiques, Presto est
tout simplement irrésistible.