Un singulier directeur est l'archétype même des
comédies produites par les studios Disney dans les années 70.
Tout ici respire le déjà vu. A commencer par le casting qui,
sans surprise, offre à Kurt Russel, chouchou des studios de Mickey dans les
seventies, un quatrième rôle après Demain... des hommes,
L'Authentique,
Seule et Unique Fanfare Familiale Originale et L'ordinateur en folie.
Le jeune acteur retrouve d'ailleurs Joe Flynn, croisé il y a peu dans L'ordinateur en folie,
et vu également dans La cane aux oeufs d'or.
Le ressort du film est, quant à lui, classique et repose essentiellement
sur le comique de situation. Il nous sert un vaudeville parfait où les portes
claquent et les individus s'affrontent dans une joyeuse ambiance. Ajoutez
à cela la présence, alors chère aux Studios, d'un animal central - et qui plus
est, un singe - et vous obtenez un air de déjà vu, dans la droite ligne de
Rentrez chez vous, les singes ! ou Les mésaventures de Merlin Jones.

Un singulier directeur est un film plaisant
qui, s'il parvient à divertir, pêche par un manque total d'originalité et
d'imagination. Il est à voir avec le même état d'esprit que ses créateurs : sans
ambition.