Napoléon et Samantha est un condensé parfait de la griffe Disney
des années 50 et 60. Le film débute ainsi dans un contexte familiale délicat,
très proche en cela d'Un
raton nommé Rascal, pour bifurquer ensuite vers une odyssée
de jeunes enfants dans la nature sauvage, en droite ligne avec les True Life Adventures,
et finalement, s'achever par une course poursuite automobile, lorgnant sans
complexe vers le film culte : Easy Rider. Napoléon et Samantha se paye même le luxe d'asséner, au passage,
une critique appuyée des penchants de la population des campagnes américaines
pour les préjugés envers les gens simplement différents.

Côté Casting, on retiendra, aujourd'hui essentiellement, la participation d'une
certaine Jodie Foster, dans le rôle de Samatha, inconnue jusqu'alors, et pour
qui, c'est toute la première apparition dans une production Disney avant Un petit indien,
Un vendredi dingue, dingue,
dingue et
La course au trésor. Johnny Whitaker
n'en est, quant à lui, pas à son coup d'essai. Déjà à l'affiche quelques mois
auparavant de Les
aventures de Pot au Feu, il endosse, en effet, ici, le rôle
de Napoléon et résignera d'ailleurs, toujours pour la compagnie de Mickey,
l'année suivante,
3 étoiles, 36 chandelles.
Enfin, le jeune Michael Douglas se fait remarquer en campant Danny, un jeune
hippie particulièrement convaincant. Cette prestation sera curieusement son
unique collaboration avec les studios Disney qui avait pourtant offert à son
père, Kirt Douglas, un inoubliable rôle dans 20000
lieues sous les mers.
Napoléon et Samantha est un film tout simplement surprenant qui
mérite, pour cette seule raison, d'être redécouvert...