Né le 18 avril 1973 à Arsi en Ethiopie, Haile Gebrselassie est un coureur de
fond hors norme. Au cours de sa carrière, il remporte en effet deux médailles
d'or olympiques et huit titres mondiaux en athlétisme sur des distances allant
du 1 500 mètres aux 10 000 mètres. Auteur d'un total de 26 records du monde (de
5 000 mètres au marathon), il est également le premier coureur à passer sous la
barre des 27 minutes aux 10 000 mètres. Haile Gebrselassie détient encore
aujourd'hui le record du monde du marathon avec le temps fabuleux de 2 h 03 min
59 s.
Film au genre hésitant sans cesse entre le documentaire, l'hommage et la
fiction, Endurance partage son récit en deux parties clairement
identifiables. La première se consacre ainsi à la jeunesse du sportif marquée
par la disparition prématurée de sa maman. Elle est jouée par des acteurs (le
père et le garçon) et par des membres de sa famille (une de ses sœurs endosse
par exemple le rôle de la défunte). La deuxième partie se focalise, elle, sur la
carrière du sportif depuis sa décision de se consacrer à la course de fond
jusqu'à sa participation aux Jeux Olympiques d'Atlanta. Bien que romancée, elle
est assurée par les vrais protagonistes : Haile Gebrselassie en personne, son
père et ses frères...

Endurance a sur le papier de quoi séduire. Entre l'aventure humaine,
l'exploit sportif et le dépaysement assuré, le film regorge, en effet, de belles
occasions de passionner un large auditoire avide d'authentiques histoires
exceptionnelles, contemporaines et exotiques. Mais voilà, le résultat n'est pas
brillant ! Le long métrage pêche, il est vrai, par un rythme trop lent pour
captiver qui que se soit et des hésitations permanentes quant à la nature de son
récit. Documentaire ou fiction : la question, jamais tranchée, plombe
irrémédiablement l'ensemble.
Endurance est au final un "rendez en terre inconnu" raté.