Air Buddies est le sixième opus de la saga Air Bud. A la différence des cinq
précédents épisodes, cette aventure est entièrement produite par Disney, ce
qui induit certains changements, pas tous très heureux d'ailleurs.

Après le basket (Air
Bud), le football américain (Air
Bud 2), le soccer (Air Bud 3) et le baseball (Tobby,
Méga Super Champion), le beach-volley (Air Bud
Superstar), la firme de Mickey invente le concentré de collection en
réunissant pas moins de cinq sports dans un seul et même film. Toutefois,
contrairement à la ligne éditoriale observée jusqu'alors dans cette saga
interminable, elle prend le parti de ne pas appuyer le récit sur les
performances sportives des héros mais plus sur la comédie et l'aventure
animalière. Les compagnons à quatre pattes ne jouent ainsi pas au sport dans Air Bud sixième du
nom ! Le spectateur, tourneboulé par cette nouvelle, n'est d'ailleurs pas au
bout de ses surprises puisqu'il découvre aussi des animaux
parlants. Les plus jeunes apprécieront sans aucun doute l'astuce, les autres
se désoleront de la perte évidente de charme de l'ensemble.
Ces deux éléments constituent certainement les seules vraies différences de
ce nouvel opus par rapport à ses prédécesseurs. Le casting se stabilise, en
effet, en reprenant les mêmes acteurs de l'épisode 5 qui avait subi, alors,
une refonte totale de son générique. Le scénario tente, lui, tant bien que
mal, de tenir debout. Les deux premiers héros, Josh et Andréa, ne sont plus
là et c'est donc le troisième rejeton de la famille qui prend la relève. La
magie du cinéma opère et fait d'ailleurs de bien étranges prouesses : si
l'enfant a bien grandi, ses chiots n'ont, il est vrai, pas pris une ride
depuis Air Bud 3. Sans compter l'exploit de Molly qui change à la fois de
maitre et de maison pour se retrouver, comme par enchantement, à deux pas de
son mari Tobby.
Niais à souhait, incohérent sur bien des points, Air Buddies
est toutefois meilleur que l'opus précédent Air Bud
Superstar. Mais, dans la mesure où ce dernier n'était qu'un
navet accompli, le petit nouveau se contente simplement d'éviter, de jutesse, le naufrage complet.