Comédie familiale signée des studios de Mickey dans la droite ligne des Freaky Friday, Baby-Sittor et autres Maxi Papa,
Papa, la Fac et Moi est aussi
et avant tout, un tremplin pour le grand écran spécialement créé pour les
vedettes estampillées Disney Channel.

Raven-Symoné, rôle titre de la série à succès
Phénomène Raven, interprète
ainsi son premier grand rôle au cinéma. Si elle conserve son capital
sympathie, elle semble, en revanche, avoir fait le tour de son potentiel
comique et sert, dès lors, un numéro d'une fadeur incroyable. Elle subit, en
effet, tous les gags, sans jamais en être à l'origine. Le spectateur se
désole presque de ne pas retrouver la force du personnage de "Raven",
autrement plus percutant que la "Mélanie" de pacotille qu'il voit défiler
sous ses yeux. Seule une scène dans tout le film restitue, il est vrai,
l'énergie communicative, si caractéristique de l'actrice où poussant la
chansonnette dans le bus, elle rayonne enfin. Pas de quoi toutefois faire
oublier sa transparence le reste du temps !
Disney Channel est visiblement aux commandes du casting de Papa, la Fac et
Moi. Le long-métrage prend, en effet, des airs de véritable catalogue de
présentation des stars maison. Margo Harshman (Tawny dans
Drôle de frère) et
Brenda Song (London Tipton dans La vie de
Palace de Zack et Cody) jouent
ainsi les meilleures copines de
Raven-Symoné tandis que Lucas Grabeel (Ryan Evans dans la
saga
High School
Musical) fait, lui, une courte apparition. Seul Martin
Lawrence, tout droit venu de Bandes de sauvages sorti chez Touchstone, (Disney n'est décidément
jamais bien loin !) n'est pas un pur produit de la chaine de Mickey. Interprétant un
père surprotecteur et gaffeur à souhait, il oscille, avec une réussite
certaine, entre sérieux appliqué et loufoquerie bienvenue.

Si le spectateur est en terrain connu pour les acteurs, le scénario ne lui
réserve pas plus de surprises. Vue et revue, l'histoire est, en effet, une
énième redite sur le thème cher à Disney du conflit générationnel.
Lorgnant du côté de Superdad (1974), Papa, la
Fac et Moi s'enlise vite dans le
convenu le plus total. Même l'animal de service est de la partie avec un
cochon apprivoisé par le jeune fils qui rêve d'en faire un espion de la CIA
et devient, à s'en désoler, la meilleure idée du film !
Papa, la Fac et Moi est un navet de plus dans la carrière de Raven-Symoné qui
parvient à se faire voler la vedette par un cochon. Faut-il en rire ou en
pleurer ? La question reste posée...