En trois
mois seulement d’existence, Disney Cinemagic a conquis le cœur des
fans. La nouvelle chaine Disney a, en effet, réussi son pari :
offrir à son public les programmes qu’il attend, 100% Disney ! Si
l’objectif pouvait paraître simple à l’origine, il constitue, en
fait, une véritable gageure en France.La règlementation tricolore est telle aujourd’hui qu’elle ne permet
pas, il est vrai, à Disney Cinemagic d’exister depuis l’hexagone.
La firme de Mickey a dû ainsi se résoudre à exiler sa nouvelle
chaine pour échapper à la loi française applicable aux diffuseurs et
comprenant notamment l’incroyable carcan des quotas d’œuvres
tricolores ou la restriction, d’un autre temps, interdisant la
programmation des films de cinéma à la télévision certains jours.
Dans l’état actuel de la législation, Disney ne peut pas, en effet,
avoir, depuis la France, une chaine proposant uniquement des œuvres
estampillées de sa célèbre signature. Elle est dans l’incapacité
également d’être libre du choix de sa programmation et accepter
ainsi ne pas diffuser de films de cinéma les mercredis et samedis
toute la journée ainsi que le dimanche avant 18 heures.
Pour proposer au public français une chaine 100% Disney, offrant des
long-métrages tous les jours de la semaine, y compris les week-ends,
la Walt Disney Company a donc fait le choix de diffuser depuis
l’étranger. Dommage…
Passé le constat
désolant de la conséquence de l’hérésie législative nationale, vient
le temps de se pencher sur la grille de Disney Cinemagic.
L’habillage de la chaine mérite tout d’abord une attention
particulière. Soigné à souhait, il participe pleinement à sa mission
d'invitation du téléspectateur à la magie Disney. Un seul coup d’œil
suffit ainsi pour se savoir chez Mickey ! Reprenant les visuels des Grands Classiques, qu’elles restituent en 3D, les bandes-annonces et
autres autopromotions portent, en effet, en elles, l’identification
forte de Disney en s’appuyant sur ses représentations dans
l’inconscient collectif. Seul le logo permanent, situé au bas de
l’écran, coin gauche, heurte l’équilibre visuel de l’ensemble. Sa
taille, hors norme, est au premier contact fort déplaisant. Elle se
justifie en réalité économiquement. Difficile, il est vrai, pour les
puristes de se contenter d’un enregistrement d’une œuvre diffusée
sur la chaine et logotée à outrance, sans passer par la case d’achat
de son DVD. Les faussaires adeptes de la revente de copie volée ont,
quant à eux, du mal à taire le caractère pirate de l’œuvre
dupliquée.
La
grille de programmation offre, pour sa part, un véritable tour
d’horizon du savoir-faire Disney. Les
Grands Classiques sont ainsi
présents, tout comme leurs suites vidéos. Les
films « live » d’hier
et d’aujourd’hui envahissent l’écran imitant, par la même, les
cartoons historiques qui disputent, eux, leurs places à leur
déclinaisons récentes. Les
séries télé animées, venues de la consœur
Disney Channel et remisées depuis, enchainent les épisodes tandis
que les téléfilms « maison » trouvent de nouvelles fenêtres de
diffusion. Tout le catalogue est mis à contribution, sans exception
aucune. Disney Cinemagic sert, ainsi, chaque jour, un panorama
complet des œuvres disneyennes, en proposant même à ses chanceux
abonnés certaines productions jamais sorties en vidéo. Le régal est
permanent et amène à satiété – ou presque – le fan du label au
château enchanté. Et si par malheur, il vient à louper un programme,
la très pratique chaine décalée Disney Cinemagic +1 est là en
parfait filet de rattrapage. Le soin porté au plaisir du
téléspectateur ne s’arrête d’ailleurs pas qu’à cette seule
déclinaison puisqu’un canal HD ouvre ses portes pour offrir une
réception optimale des œuvres.
Avec Disney Cinemagic, la firme de Mickey propose tout son catalogue
au plus grand nombre. Que dire si ce n’est qu’il fait bon vivre à
l’ère du numérique et que Walt Disney lui-même s’enthousiasmerait, à
coup sûr, d’une telle (r)évolution !