Simon Moore, un odieux jeune pilote anglais, tricheur et égocentrique est le nouveau propriétaire de Choupette qu'il a acquise dans le but de profiter de sa réputation passée de meilleur bolide de tous les temps. Mais, obtenant de piètres résultats au volant de la célèbre Cox, il se vexe et décide de se débarrasser de la vielle auto qu'il considère maintenant comme un simple tas de ferraille. Fort heureusement, la petite voiture est sauvée de la démolition grâce à l'intervention de Hank Cooper, un pilote malchanceux, reconverti en simple mécanicien dans un garage miteux.
Choupette se prend alors vite d'affection pour son nouveau propriétaire et entend bien à l'aider à conquérir un rang de pilote de course renommé et, accessoirement, le cœur de son ancienne petite amie, Alex Davis. Mais c'est sans compter sur le malsain, Simon Moore, qui, découvrant le secret de la Volkswagen, entreprend d'en construire une "méchante" réplique, répondant au nom d'Horace...
Produit
tout spécialement pour l'émission de télévision
The Wonderful World of Disney
(Le monde merveilleux de Disney), Un nouveau départ pour la
coccinelle est une comédie qui redonne vie, sur le petit écran, à la
plus célèbre des voitures des studios Disney. Les exploits de la "Cox" ont, en
effet, d'abord eu les honneurs des salles obscures, au travers de quatre
épisodes, tous restés dans l'inconscient collectif :
Un Amour de
Coccinelle en 1969,
Le Nouvel
Amour de Coccinelle en 1974,
La Coccinelle
à Monte-Carlo en 1977
et
La Coccinelle
à Mexico en 1980. Une mini série télé de cinq épisodes
est également mise en chantier sous le titre de Herbie, the love bug.
Peu connue, elle ne rencontre pas, en réalité, le succès escompté. Sa trame
s'éloigne, il est vrai, du rôle tenu par la voiture dans les long-métrages et
raconte ainsi comment Choupette aide Jim Douglas, son tout premier propriétaire
(campé, une fois encore, par Dean Jones), à tenir une auto-école. Les épisodes
sont diffusés du 17 mars au 14 avril 1982 sur CBS. En 1997, la relance de
l'émission The Wonderful World of Disney, sur ABC, cette fois-ci, propose
une sixième adaptation télévisée des aventures de la coccinelle, sous la forme
d'un film de télévision unique, Un nouveau départ pour la coccinelle.
Enfin, huit ans plus tard, la Volkswagen immortelle renoue avec le cinéma dans La coccinelle
revient, un nouvel opus très réussi.
Un nouveau départ pour la coccinelle est, assurément, une œuvre
ratée. Son seul intérêt, et c'est dire qu'il est mince, est l'apparition très
courte de Dean Jones qui semble saluer une toute dernière fois les spectateurs
dans son rôle fétiche de Jim Douglas. Le reste du film est lui pathétique, dans
chacun de ses aspects. Le casting n'est jamais convaincant tant les acteurs
peinent à se rendre présents. Le gentil héros campé par Bruce Campbell (Evil
Dead, L'école fantastique) est lisse et sans consistance tandis que
le méchant joué par John Hannah (Quatre mariages et un enterrement)
est risible d'outrances et d'exagérations dans ses traits. Tous les personnages
plongent, en fait, dans la caricature totale : la dulcinée est faussement
libérée, l'adjoint du méchant, idiot sur commande, le professeur, incroyablement
naïf, sans oublier le copain artiste, forcément enfantin. Ajouter à cela le fait
qu'aucun acteur ne parvient jamais à se rendre attachant et l'ennui guette vite
le public lassé par tant de platitude. Le scénario n'arrange d'ailleurs pas les
choses. Faible pour ne pas dire vide, il accumule des scènes qui tentent
désespérément de se muer en rebondissements. Tout est, ici, téléphoné et
rien n'arrive sans que le spectateur ne l'ait deviné préalablement. Le fond du
gouffre est attend quand le film se permet de révéler le pourquoi de la
particularité de Choupette. Outre le fait que l'explication donnée est
invraisemblable et ne convainc personne, la démarche retenue par le scénariste a
la conséquence fâcheuse, pour ne pas dire assassine, de casser totalement le
charme des précédents épisodes. Le téléfilm réussit ainsi le tour de force
d'anéantir ce qui fait justement le succès de Choupette, autrement dit, la magie
qui l'entoure. Enfin, que penser de l'idée de fabriquer un alter-ego
machiavélique à la plus gentille des Cox ? Rien... Si ce n'est que le pathétique
le dispute à la bêtise.
Un nouveau départ pour la coccinelle est un navet monstrueux, à
voir pour se convaincre que les légendes cinématographiques sont parfois bien
maltraités par leur propre studio.