La collection Walt Disney's Legacy propose des
compilations d'oeuvres réalisées ou initiées du vivant de Walt Disney. Elle
couvre tous les genres et formats : des longs-métrages aux courts-métrages,
documentaires, cartoons et épisodes télé. S'inscrivant dans la droite ligne des
Walt Disney Treasures, elle propose ainsi un panel complet des talents de
conteur et de producteur du papa de Mickey.Passionné de flore et de faune, Walt Disney peut, en effet, être considéré comme
le pionner du documentaire animalier grand public. Dès 1948, il met ainsi en
chantier la collection des True Life Adventures dont les courts et
longs-métrages seront multi-oscarisés. Cette série, inaugurée avec le
mini documentaire,
L'île aux
phoques, constitue d'ailleurs la première véritable incursion
de la compagnie au château enchanté dans la production de films "live". Elle
comporte un total de sept courts-métrages avant de s'ouvrir, en 1953, avec
Le désert vivant, au format des
longs-métrages. Ce dernier constitue, à partir de cette date, la norme de
production des True Life Adventures et concerne, au final, six œuvres.
Le deuxième volume de la collection des True Life Adventures se consacre
donc à une magnifique série de documentaires. Elle présente notamment les trois
piliers fondamentaux du genre chez Disney : le court-métrage par lequel tout à
commencer (L'île aux
phoques) et les deux premiers longs-métrages (Le désert vivant
et
La grande prairie) qui offrent à la
série ses lettres de noblesse. Ces trois productions sont d'ailleurs toutes
oscarisées.
Ce volume nous propose également quatre autres fabuleuses pépites : deux
épisodes télé de l'émission Disneyland et deux courts-métrages, construits dans le genre des True Life Adventures
sans pourtant appartenir à la série.
Les épisodes de l'émission télé, au delà même de leur contenu, démontre, une fois
de plus, l'incroyable capacité de Walt Disney à être visionnaire. Il est en effet
convaincu, avant bon nombre de ses confrères producteurs, du grand pouvoir du
média de masse naissant qu'est, alors, le petit écran. Comptant bien sûr y imposer
sa marque, il construit une émission populaire, toute entière consacrée à de
l'autopromotion déguisée. Dès lors, la publicité des futurs longs-métrages du
studio de Mickey (ici
La grande prairie,
Lions
d'Afrique et
Les Secrets de la Vie)
est assurée par le biais de making-of dévoilant leurs secrets de réalisation.
Les reportages ainsi obtenus, d'une durée approximative d'une demi heure, se
voient, en outre, couplés avec des courts-métrages préalablement sortis sur
grand écran. Le programme, placé sur le thème du land Adventureland, est
visiblement idéal pour convaincre le spectateur de se précipiter dans les
salles. Au regard des chiffres d'audience flatteurs remportés par les émissions
et des scores des films de cinéma au box office, la formule de promotion
fonctionne, il est vrai, à merveille.
Les court métrages sont, quant à eux, tout droit sortis des archives des studios
Disney. Pendant toutes les années 50, Walt Disney envoie, en effet, de nombreux
photographes naturalistes à la recherche d'images inédites, destinées à
s'intégrer à sa série phare de documentaire. Cependant, comme les travaux
ramenés ne permettent pas tous de produire des longs-métrages, décision est
prise de les confiner sur le format moins exigeant du court métrage. Leur durée
sert d'ailleurs de justification ultime pour ne pas les intégrer à la collection
des True Life Adventures. A partir du début des années 60, Walt Disney
s'éloigne du strict format de documentaire, dont il pressent, avant tout le monde,
une lassitude du spectateur. Il se consacre à un nouveau genre, le docu-fiction,
qu'il décline en longs et moyens métrages. Ces nouvelles productions, permettant
de montrer des images d'animaux tout en racontant une histoire, deviennent, à
l'époque, un parfait spectacle familial et intelligent.
Nature's Strangest
Creatures et Islands of the Sea sont ainsi parmi les
derniers courts-métrages animaliers produits par Disney.