Le moyen-métrage, La Légende de la Vallée Endormie, est, à l'origine,
partie intégrante du long-métrage d'animation sorti le 5 octobre 1949,
Le Crapaud et le Maitre d'École. Il connait ensuite une diffusion en solo à la
télévision dans l'émission
Disneyland le 26 octobre 1955 pour accéder finalement
à une sortie cinéma en tant que moyen-métrage indépendant le 26 novembre 1958.
L'histoire de La Légende de la Vallée Endormie est un classique de la
littérature anglo-saxonne due à l'auteur Washington Irving. Ecrivain américain
du début du XIXe siècle, né à New York, en 1783, il débute sa carrière comme
avocat puis devient ambassadeur des États-Unis en Angleterre, et plus tard en
Espagne. Essayiste prolifique, il est également un biographe reconnu. Au cours
des années 1819-1820, il publie The Sketch Book of Geoffrey Crayon, une
recueil de nouvelles parmi lesquelles se trouvent deux récits très connus :
Rip Van Winkle et The Legend of Sleepy Hollow.

Walt Disney en réalise l'adaptation plus d'un siècle plus tard, sous la forme
du moyen-métrage animé, intitulé La Légende de la Vallée Endormie. Tim
Burton, ancien animateur chez Disney devenu depuis un grand réalisateur
indépendant, adapte quant à lui, avec son talent habituel, la même nouvelle, en
1999, dans un format de film d'acteur, sous le titre Sleepy Hollow.
L'adaptation "cartoon" de Walt Disney reprend, pour sa part, le style de
narration chère au Maître de l'animation. C'est sans aucun doute sa seule
véritable ressemblance avec le moyen-métrage dont elle partage l'affiche dans
Le Crapaud et le Maitre d'École.
Narré et chanté avec grand talent par Bing Crosby, La Légende de la Vallée Endormie
revêt en effet un "cachet" américain. Son animation est également plus sommaire
même s'il convient de constater que la scène du cavalier sans tête, fort
réussie, obtient sans aucun doute le titre du "passage le plus effrayant" d'un
film d'animation signé Disney. Sa morale moins gentillette que celles servies
habituellement dans les productions traditionnelles du grand Walt et ses
personnages aux défauts peu avouables (la cupidité, la bêtise ou la
superficialité), rendent le moyen-métrage idéal pour la période d'Halloween dont
il est d'ailleurs un habitué de la programmation.