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BLANCHE NEIGE ET LES SEPT NAINS |
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AFFICHE & CRÉDITS |
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Date de sortie USA : Le 21 Décembre 1937 Réalisé par : Walt Disney et David Hand Musique : Frank Churchill, Leigh Harline, Larry Morey et Paul J. Smith Durée : 83 minutes
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RÉSUMÉ |
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OPINION |
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La genèse du film remonte donc à 1934. Walt Disney voulait que son studio se consacre à une activité plus prestigieuse et plus rentable que les courts-métrages. En effet, si le succès était au rendez-vous avec Mickey Mouse, apparu en 1928, la plus célèbre des souris étant devenue un véritable phénomène de société, son papa n'entendait pas se laisser enfermer par une seule création. Walt Disney décide de mener aussitôt une politique de diversification de sa production qui se concrétise, dès 1929, par une nouvelle série, les Silly Symphonies, axée sur la musique et les contes populaires. Il l'utilise d'ailleurs très vite pour tester un grand nombre d'idées et de techniques. Une fois encore, le public est au rendez-vous et lui accorde un accueil enthousiaste dont l'un des moments les plus remarquables est assurément le triomphe réservé à un épisode de la série : Les Trois petits cochons. Mais Walt Disney n'était toujours pas convaincu du caractère pérenne de ses productions. La mode passée, il craignait par dessus tout, une "ringardisation" de ses produits et une bouderie du public. Le succès présent, aussi grand soit-il, des Mickey Mouse et des Silly Symphonies ne constituait pas en effet une assurance pour la vie. Dès lors, tout naturellement, l'idée d'un long-métrage traversa l'esprit du Maître au point d'en devenir bientôt une obsession. Walt Disney, seul contre tous, était persuadé qu'un film d'animation mettrait sa compagnie à l'abri du besoin et pour longtemps. Ainsi, un fameux soir de 1934, il réunit toute son équipe et lui annonce le défi qu'il souhaitait voir relever. Il raconte le film avec moult détails et précise méticuleusement la manière dont il le conçoit. Il en fredonne même certaines des chansons. Blanche Neige et les sept nains était assurément déjà vivant dans la tête du Papa de Mickey. Walt Disney jette donc son dévolu sur un conte des frères Grimm.
Il en avait, dans sa jeunesse, vu une adaptation cinématographique en noir et
blanc et muette. La légende veut d'ailleurs que c'est le tout premier
film qu'il ait vu. Le chantier est à la hauteur de l'ambition de Walt Disney. Son studio vit, à cette occasion, une véritable révolution culturelle. Tout y passe. Le budget, déjà colossal pour l'époque (il est estimé à 250 000 $), explose en avoisinant, au final, les 1 500 000 $ ! L'effectif, ensuite, quadruple passant de 200 à 800 personnes. L'organisation opérationnelle, enfin, est revue. Les techniques de création, la façon de concevoir l'histoire, les gags, la qualité de l'animation : tout est réformé pour tendre vers l'excellence. Walt Disney, grand ordonnateur de cette mue qui ne dit pas son nom, invente, pour l'époque, un nouveau style de management. Il développe ainsi un système de "récompenses" : tout artiste dont le gag sera finalement retenu a droit à un bonus de 5$. Moins facile qu'il n'y parait ! Les équipes ont en effet du réapprendre à travailler. Là où les séries produites jusqu'alors par le studio demandaient un déroulement rapide du récit, Blanche Neige et les sept nains se devait d'être développé à l'extrême, mais sans jamais tomber dans les affres des longueurs et autres errances de la narration. Le rythme se devait d'être préservé, les gags approfondis et les personnages développés. Walt Disney, aux commandes, veille au grain. Il n'hésite pas d'ailleurs à user des ciseaux. Et tant pis si le travail est déjà bien trop avancé. Des scènes entières se retrouvent implacablement remisées au rang de simples "rushes" au motif qu'elles ralentissaient l'histoire principale. Deux séquences notamment font les frais de l'intransigeance du Maître : celle de la soupe, juste après que les nains se soient lavés, et celle où ils construisent un lit à Blanche Neige. Malheureux papa des ce deux extraits, Ward Kimball, un des futurs Neuf Vieux Messieurs, ne verra jamais son travail aboutir dans le film.
Blanche Neige et les sept nains nécessite aussi de développer de
façon exceptionnelle la qualité de l'animation tout comme les effets spéciaux.
Car, si la réputation des Studios n'est plus à faire en matière de dessins
animés, ses productions restent, jusqu'alors, assurément plus portées
sur la caricature que sur une représentation fidèle et minutieuse de la réalité.
Les
sept nains accèdent donc bien vite et fort logiquement à leur apparence
finale tandis que Blanche Neige,
la Reine ou le Prince donnent, eux, du fil à retordre à leur concepteur. Aussi,
les
Silly Symphonies
sont rapidement mis à contribution pour servir de ban d'essai. Blanche Neige et les sept nains assoie aussi sa qualité sur sa bande originale. Walt Disney voulait en effet marquer les esprits : et pour cela, rien de telles que des ritournelles prenantes. La musique se devait d'être envoûtante et les chansons inoubliables. La Maître formule donc ses attentes à Frank Churchill, l'heureux compositeur de Qui a peur du grand méchant loup ? dans Les trois petits cochons de la série des Silly Symphonies. Il retient finalement huit des morceaux qui lui sont proposés. Le choix est inspiré : six compositions deviennent des tubes planétaires. Certains chansons marquent l'inconscient collectif, à l'exemple de He Ho et Siffler en travaillant devenues des hymnes universels à la bonne humeur. Blanche Neige et les sept nains est, il est vrai, la première production hollywoodienne à commercialiser sa bande originale. Disney est déjà redoutable en merchandising populaire.
Blanche Neige et les sept nains demande trois ans de travail. Alors que
tout Hollywood parle du chantier et raille "La folie de Disney, le papa de
Mickey tient bon, contre ventes et marées. Il reste persuadé de sa capacité à
élever, à l'occasion de la sortie de son premier long métrage, le cinéma
d'animation au rang d'art à part entière. Et il gagne son pari ! A la réussite
économique du projet, s'ajoute en effet le succès critique.
Blanche Neige et les sept nains est ainsi nominé pour
l'Oscar de la meilleur musique et Walt Disney reçoit un Oscar
spécial, accompagné de sept petits, des mains de Shirley Temple pour son audace.
Car les craintes tombent bien vite et les critiques se taisent aussitôt, devant
le triomphe du film. Le soir de la première, ses détracteurs sont
à la fois émerveillés et enchantés. Ils l'ovationnent et, revirement de
convictions radical, sont instantanément persuadés que le public assistera sans mal à un dessin
animé de plus d'une heure - une première pour l'époque ! A travers le monde,
la critique est unanime et le public se rue dans les salles.
A Paris, le film reste à l'affiche 31 semaines : un exploit ! Le retour sur
investissement dépasse l'entendement. Enchantant des générations entières de spectateurs, à travers le monde, Blanche Neige et les Sept Nains est un film éternel. |
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VIDÉO |
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Les DVD Zone 1 et Zone 2 sont sortis le 09/10/2001 dans la Platinium Collection. Les spécifications du DVD Zone 1 sont les suivantes : Aspect Ratio(s) : Information Discographie : Détails: Les spécifications du DVD Bonus Z1 de Blanche Neige et les sept
nains sont les suivantes : Les spécifications du DVD Zone 2 sont les suivantes : Aspect Ratio(s) : Information Discographie : Détails: Les spécifications du DVD Bonus Z2 de Blanche Neige et les sept
nains sont les suivantes : |