Ce film est quasiment inconnu en France. Sorti sans fanfare
au cinéma en 1967, il a été proposé timidement en vidéo de location dans les
années 80. Il n'avait d'ailleurs pas plus rencontré son public aux USA où le
nombre de salle fut extrêmement limité. Présenté dans la version voulue par Walt
Disney lui-même durant le Road Show Program, il y connut un échec retentissant
qui lui valut une version raccourcie de plus de 20 minutes spécialement concoctée pour
sa sortie populaire. Même motif, même punition : le film ne trouva pas plus son
public ! Sa nomination aux Oscars pour les meilleurs costumes n'y changera rien.

Cette grande discrétion ne doit pas faire occulter ses grandes qualités et sa
place significative dans l'historique de Disney.
Le plus heureux des milliardaires est le dernier film, tout genre
confondu, dont s'est occupé Walt Disney avant sa mort et qui avait d'ailleurs
choisi, personnellement, l'acteur Fred MacMurray, son préféré, pour jouer le
rôle du milliardaire. Le film est sans aucun doute l'une des plus ambitieuses
comédies musicales de Disney, un genre décidément très apprécié des studios dans
les années 60 et 70. La bande son ne déçoit pas : les chansons ont bien
évidemment été écrites par les frères Sherman, grands compositeurs de l'époque,
qui avaient déjà exercés leur talent dans d'innombrables productions Disney : Merlin, l'enchanteur,
Le Livre de la jungle,
Les
Aristochats,
Winnie l'ourson,
Mary Poppins, L'apprentie sorcière et
L'été magique (cette
dernière étant totalement inconnue en France).

Il est à noter que si l'animation a toujours été très présente dans les comédies
musicales de Disney, et parfois même mêlée aux scènes réelles à l'image des
Mary Poppins, L'apprentie sorcière ou
Peter et
Elliott le dragon, elle se limite ici à quelques décors peints.
Le plus heureux des milliardaires est à réserver aux grands fans
devant l'éternel des comédies musicales américaines des années 60 !